23 janvier 2008

Joffreyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy

Depuis ce wwek-end, Kevin et moi jouons un remake d'un des plus grands chefs d'oeuvres du cinéma français.

Angélique, Marquise des Anges

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Kevin et son superbe pelage blond vénitien fait une Angélique plus pétasse hystérique que l'originale (et c'est pas peu dire) et moi, avec ça, je fais un Joffrey de Peyrac plus vrai que nature, enfin sans la cane et malheureusement sans les mines de plomb à transformer en or.

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Je ne lui en veux pas, il dormait et il a été surpris que je veuille le mettre sur mon épaule, mais j'en veux un peu à Frédot, qui lui m'a obligé à le faire pour pouvoir le voir en webcam.

En attendant me voilà défiguré et obligé d'appeler nos futurs enfants Cantore et Florimont. 

30 octobre 2007

Des dangers de la petite lucarne

9a88610690eb58ff64ac958646719adc.jpgHier soir, j'ai revu Videodrome, un film de David Cronenberg qui m'avait beaucoup marque etant plus jeune. Bon pour etre honnete, il m'avait carrement fait flipper, et encore un peu hier soir d'ailleurs... 
 
Difficile de resumer un film de Cronenberg, en general, le scenario est assez complexe. Pour faire court*, James Woods (qui deja a une tete assez flippante) est le patron d'une petite chaine de tele qui abreuve ses telespectateurs de programmes  pornographiques, avec une preference pour le trash et le racoleur. Il tombe un jour sur un programme pirate nomme videodrome qui le fascine. On y voit des gens se faire torturer, violer, tuer parfois, toujours dans le meme decor, devant un mur d'argile humide et electrifie, par des hommes en cagoules. Il va tout faire pour decouvrir d'ou vient ce programme afin de le diffuser.
 
Mais Videodrome a des effets secondaires et il se met a avoir des hallucinations. Au cours de l'enquete qu'il mene pour decouvrir qui est derriere videodrome, James Woods decouvre que le programme provoque une tumeur au cerveau a quiconque le visionne. Cette tumeur provoque des hallucinations.
 
A partir de la, on ne sait plus trop si l'on est dans la realite ou dans les hallucinations du heros. Un peu des deux probablement, Cronenberg n'explique pas, il laisse le spectateur se faire son idee. 
 
Ces hallucinations sont assez derangeantes, c'est le but recherche bien entendu. Comme plus tard dans Existenz (il y a beaucoup de similitudes dans ces deux films), elles sont assez "organiques". Un poste de tele qui prend vie de maniere tres sexuelle, un revolver qui fusionne avec la main de James Wood, non sans etre passe par la fente qui s'ouvre dans son ventre. James devient une sorte de magnetoscope humain dans lequel la tres puissante (et mechante) organisation videodromme, qui se cache derriere une chaine d'opticiens, inserre des cassettes vivantes pour litteralement le programmer a faire des choses pas tres catholiques... brrrrrr. Videodrome n'est pas seulement un programme, c'est une philosophie dont le but est de reveiller une amerique qui se ramollit face au reste du monde. 
 
Dans le film il y a aussi Debbie Harry, carrement sublime dans son genre, qui joue une journaliste adepte du SM... et donc candidate a videodrome... qui donc finit pas tres en forme.
 
Donc en gros, ca parle de la fascination que peut exercer la video sur les spectateurs, de l'attitude morbide que ca peut engendrer, de la sur stimulation des gens par les medias, de l'addiction qui est leur fond de commerce, de la theorie du complot aussi. Alors certes les effets speciaux sont un peu dates, parfois meme carrement cheap, on ne comprends pas tout, mais vraiment, ce film, il peut faire flipper, surtout un accroc de la tele comme moi.
 
Apres j'ai zappe sur le Grand Silence sur Arte, mais comme j'avais loupe le debut, j'ai rien compris a l'histoire.
 
Mais pourquoi je vous parle de ca me direz-vous ? D'abord parce que j'en ai envie, et puis aussi parce que je me demande si c'est bien un bebe qui se cache dans le gros ventre d'Alexia Laroche-Joubert... 
 
 
*Finalement c'est pas court du tout, desole. 

20 août 2007

Cinq minutes quarante trois de...

... de je ne sais pas quoi en fait. J'allais écrire "de bonheur"... mais c'est à la fois plus que ça... ou peut être moins... c'est selon le lecteur je pense.

En tout cas voilà Cinq Minutes Quarante Trois d'autre chose.

Ah tout de même, les super heros a Bollywood, c'est autre chose que ces pauv' quatre fantastiques et leur surfer d'argent hein ???

PS : je vous poste ça depuis le boulot, donc sans entendre le son, qui je pense, est à la mesure des effets spéciaux de cette superproduction.

17 mars 2007

Angel

Hier soir je suis alle voir Angel, le dernier film de Francois Ozon, avec MP. Mais non, pas avec M Pokora, avec Marie-Pierre.

L'histoire rapidement : Angel Deverell est une jeune fille pauvre, fille d'epiciere, dans l'Angleterre du debut du XXeme siecle, qui grace a des dons d'ecrivain a l'eau de rose et une volonte implacable, atteint ses reves : richesse, reconnaissance, pouvoir et meme l'amour. Mais bien sur, a un moment donne ca foire. 

En sortant de la salle, impossible de dire franchement si j'avais aime ou pas. Idem pour Marie-Pierre. Un sentiment bizarre... et deja c'est un bon point selon moi parce que voila un film qui me fait reflechir. Ca change du predigere au moins.

Alors apres reflexion, ben je crois bien que j'ai vraiment aime ce film. Des le generique, le cote kitsh est assume et se confirme par la suite avec des effets speciaux totalement (et forcement volontairement) desuets. En meme temps la reconstitution historique est remarquable, avec des decors et des costumes grandioses. L'hommage aux films hollywoodiens des annees 50 est franchement marque, Angel ayant vraiment beaucoup de points communs avec Scarlet O'Hara : a la fois aussi egoiste, aussi dure, aussi determinee et aussi tete-a-claque, plus encore meme.

Dans toute la premiere partie du film, on a juste envie de la giffler cette petite pimbeche pretentieuse, ingrate et egocentrique d'Angel. Elle est prete a tout pour reussir, tellement persuadee de son immense talent, tellement sure qu'elle va y arriver... que finalement elle y arrive. 

Et puis le masque craque, la formidable reussite prend du plomb dans l'aile quand la vie ideale que s'est construite Angel a coup d'inventions, d'embellissements de la realite plutot, ou de vrais mensonges, surtout a elle meme d'ailleurs, se revele bien moins ideale. L'adulation ne dure jamais. La guerre 14-18 marquera le debut de la fin. Enfin je vais pas vous raconter tout le film non plus.

Sinon l'actrice est formidable. Sur le coup je me disais qu'elle en faisait vraiment des caisses mais a posteriori, je pense que c'est exactement ce que lui a demande le realisateur. Et puis en fait ce film, bien que d'une forme volontairement retro, est super moderne. Personnellement il m'a fait penser a Anna Nicole Smith apres ca, et a toutes ces pseudos starlettes qui s'inventent et nous presentent une vie formidable et glamour... bien loin de la realite sordide.

Bon ben voila, c'etit ma critique d'Angel, un film que j'ai bien aime.

Tu vas pas me taper Tybo ? :-)

26 février 2007

Mes nuits sont plus belles que vos jours

Hier soir je suis tombe par hasard sur ce film de Zulawski (cf titre de la note) qui etait diffuse sur France 3. Je crois n'avoir jamais vu de film de Zulawski avant celui-la, du coup, curieux comme je suis, j'ai regarde. Et puis j'avais pas ecole aujourd'hui alors je pouvais me coucher tard.

C'est l'histoire d'un mec d'un homme riche (Jacques Dutronc) se sachant condamne qui rencontre dans un hotel du bord de mer une femme (Sophie Marceau) belle, mariee, celebre et torturee (c'est le moins qu'on puisse dire). Ils se rencontrent, ils se desirent, ils baisent, le mari debarque, Sophie courre toute nue, poursuivie par son enfance malheureuse et sa mere possessive,il pleut, bla bla bla...

Je ne sais pas trop ce qui m'a tenu devant l'ecran. Une sorte de curiosite morbide sans doute, un peu comme quand on ne peut s'empecher de regarder un accident de la route, ou une araignee devorant un insecte.

Parce que franchement, c'est du grand n'importe quoi ce film. Alors je sais, on ne dit pas "c'est nul" mais "je n'aime pas". Pour le coup, la j'ai deteste, mais j'ai regarde jusqu'au bout, malgre dialogues incoherents, personnages caricaturaux, acteurs qui ne semblent pas plus comprendre ce qu'ils racontent que le spectateur, et qui du coup jouent faux, musique experimentale lourdos, jeux de mot idiots (le groom nain qui parle en schtroumph, fallait le trouver quand meme), pauvrete de la mise en scene... Meme l'image est moche, terne. Un film d'une incroyable pretention, pour une scenario qui doit tenir sur le dos d'un ticket de metro (ouais j'habite en province mais je sais a quoi ressemble un ticket de metro). 

Zulawski nous inflige des Marabouts-bout d'ficelle a tire larigot (genre sodomie-mie de pain devant un plateau de room service... wouah, ca percute ca, c'est lourd de sens), semble avoir une aversion pour la grammaire, comme dans un scene de sexe qui donne : vient... ouvre... sentir...ahhh... mourir... Alors certes le vocabulaire est adapte a la thematique, mais franchement, vu la maniere dont c'est joue et la credibilite des acteurs, ils pourraient dire Vilebrequin, jambon-beurre ou cocotte minute que ce serait aussi parlant. On est plus proche de l'ecole AB production que de l'Actor's Studio.

On se demande meme s'il l'aime sa Sophie Marceau, pour l'attifer de la sorte et la deshabiller autant. On la croirat maquillee par un demonstratrice Avon au chomage et les robes qu'elle porte ont leur place dans le generique d'Amour Gloire et Beaute. Elle surjout un texte qui se veut theatralisant, enfin classisant, je sais pas trop ce qu'il se veut en fait. Chiant il l'est en tout cas, et ridicule souvent. Ou alors c'est un vaudevile Dada, et la je suis passe a cote (comme dirait Andre Manoukian).

Je suis plutot un garcon ouvert question cinema (quoiqu'en pense mini-me), mais la, c'est vraiment le cinema d'auteur pretentieux que je deteste. Rien d'attachant. Beurk !

Je sais pas a quoi il carbure le Adrezj, mais surement pas a l'infusion de romarin. 

17 décembre 2006

Paow ! Blop ! Wizz !

Hier soir, apres avoir retrouve les clefs du Boeing, je suis alle au cinema voir Casino Royale. Avec un peu d'apprehension apres toutes les bonnes critiques que j'avais lues ou entendues. Bon le resultat est en demi teinte et en voici une explication en 10 points.

1 : Je ne trouve definitivement pas sexy Daniel Craig. Je le trouve mono expressif, gonfle, et la moue qu'il fait avec sa bouche en cul de poule est tres... je sais pas, enervante je vais dire, ridicule meme. En plus il court tres bizarrement, tout contracte. Remarque il devait en avoir marre de courrir, surtout que le scenariste le fait sans arret poursuivre des voitures, des camions citernes, des acrobates... oui bon je sais, c'est dans le cahier des charges du James Bond. 

2 : Eva Green est par contre magnifique, vraiment tres tres belle. En plus au naturel elle me rappelle beaucoup ma copine Marie-Line, enfin avec 20 cm de plus. 

3 : Le cinema d'action est victime de la mode des yamakasi, enfin des mecs qui bondissent partout en milieu urbain et qui doivent avoir un nom que j'ignore. Il y a quelques annees c'etait les arts martiaux, qu'on collait a toutes les epoques (voire le minable et risible memorable Pacte des Loups), maintenant c'est les acrobates des villes. Meme Madonna en a mis dans son concert... et on peut lui faire confiance pour etre dans la tendance. La scene de l'attaque de l'ambassade m'a fait penser a un episode d'Agence tout risque. J'attendais que James sorte son cigare et nous sorte un "j'adore qu'un plan se deroule sans accroc". 

4 : J'ai bien aime le saucisson d'italienne, l'idee m'a fait rire. De toute facon elle etait vraiment trop pouffe la copine du mechant, aucune classe. Eva elle est bien plus mieux.

5 : Trop de pub, TROP DE PUB !!! Non seulement on voit les marques (cette Ford est immonde, au demeurant), mais maintenant elles sont carrement integrees aux dialogues, au cas ou l'on ne soit pas assez attentif.

6 : La scene de torture est terrible, idee geniale de simplicite mais pour le coup on s'identifie bien au personnage. Ouille !

7 : Suis-je le seul a avoir apercu Richard Branson dans la scene a l'aeroport de Miami, sous le portique ?

8 : Les fins a tiroir, ca aussi c'est une mode, mais c'est lourd. Surtout quand les ficelles sont aussi grossieres. Forcement qu'elle est pas toute blanche Vesper, on a eu tellement d'indices avant pour s'en rendre compte. Mais bon, c'etait pas la peine de nous faire croire que c'etait fini, avec les scenes cucugnangnan sur le plage et a Venise.

9 : Il est pas homo le realisateur ? Parce qu'autant on voit Daniel assez devetu une bonne partie du film, autant je trouve les girls toujours tres habillees, pas vraiment mises en valeur.

10 : J'ai bien aime la scene de la douche, tres tendre, tres touchante. Bon rapidement je me croyais dans l'emission "Hotels du monde" et je me suis mis a admirer cette immense douche et les magnifiques dalles en pierre du mur. Mais ca c'est mon cote "folle de deco qui a une maison en cours d'amenagement" qui parle...

Bon allez, j'avoue, c'est certainement pas le film de l'annee, mais j'ai quand meme passe un bon moment. Mais j'aime bien critiquer, on se refait pas. Et puis il n'y a rien a la tele le samedi soir. 

14 novembre 2006

Filles perdues cheveux gras

Je viens de revoir ce film sur france4. Si je ne me sens pas fille, je me sens un peu les cheveux gras ce soir...
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13 novembre 2006

Guillermo te quiero !

J'ai vu hier Le labyrinthe de Pan, un film vraiment formidable. C'est beau, c'est fort, c'est émouvant, ça fait peur, les acteurs sont justes, sobres... vraiment une belle réussite que ce film.

Comme je suis définitivement feignasse et qu'il en parle bien, je vous renvoie à la critique faites par Fred.

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08 novembre 2006

Terrore nello spazio

Hier soir j'ai regardé un super film à la télé : La planète des vampires. Un film de science-fiction italo-espagnol de 1965, dont voici un bref résumé :

medium_Planet.jpgDeux vaisseaux spatiaux se rendent sur la planète Aura. Si tout semble indiquer que l'endroit est inhabité, d'étranges phénomènes s'y produisent. Les membres d'équipage de l'Argos s'en prennent les uns aux autres, prêts à s'entretuer, alors qu'un court-circuit empêche le vaisseau de re-décoller. Ces hommes ne vont pas tarder à s'apercevoir que cette planète n'est pas si déserte que cela et que le comité d'accueil est loin d'être amical.

C'était assez grandiose, un jeu d'acteur éblouissant, avec la scène où tout l'équipage est soumis à une pression gravitationnelle de 40G dans le vaisseau (qui bat largement les scènes de turbulences sur l'Entreprise où tous se jettent de droite et de gauche), celle où l'on comprend d'un seul regard que le chef est devenu "un des leurs" juste grace à son regard machiavélique. Des femmes qui crient et s'évanouissent (chochotes!), des combats d'une virilité exacerbée par des combinaisons de cuir trop trop seyantes... Des effets spéciaux à couper le souffle aussi, avec les vaisseaux spatiaux plus vrais que nature (en fait non, vu que ça n'existe pas encore les vaisseaux spatiaux), les rayons lasers super brillants, et surtout l'effet brouillard pour suggérer la présence des vilains vampires extra-terrestres... brrrr, j'en frémis encore. Un extrait ici pour que vous vous rendiez compte... mais attention, ça fait super peur !

Un grand moment de cinéma !