01 février 2009
Hosto, photos et potos
Mon séjour parisien ne s'est pas résumé à offrir une lampe en forme de dinosaure à Agla, au cours d'une mémorable soirée, à plus d'un titre. Non non non, j'ai aussi fait plein d'autres choses.
Il y a eu plein de dîners chez des gens que j'adore, des nuits dans divers appartements, trop de gens juste entrevus, mais je sais qu'il y aura d'autres occasions.Une visite éclair à Lille aussi, pour voir ma soeur hospitalisée, et heureusement la ramener chez elle saine et sauve. J'ai même participé au montage d'une vitrine réfrigérée rue Keller !
Et puis comme d'hab j'ai fait un peu de culturel. Un peu, finances en berne oblige. Pas de shopping non plus du coup. J'ai beaucoup marché, ça mange pas de pain.
Je n'ai même pas tenté l'expo Picasso et les maîtres, trop de monde, tant pis.
Jackson Pollock et le chamanisme à la Pinacothèque m'a bien plu. C'est très didactique, même si un peu redondant parfois d'une salle à l'autre, mais on comprend bien comment les rites chamaniques l'ont influencé, les symboles, et comment il en est arrivé à ses fameux drippings. Seulement trois toiles de cette époque, mais fortes. Enfin bon ça m'a parlé quoi. Surtout la verticale n°4 dont je n'arrive pas à trouver une image sur le net, et dont les tirages disponibles à l'expo ne rendait pas du tout les bonnes couleurs. Chié.
Le lendemain, c'était Jeu de Paume pour voir les photos de Sophie Ristelhueber. Très impressionnant. Enfin non pas tout, sa série des Vulaines m'a laissé froid, contrairement aux photos sur la guerre. Sophie Ristelhuber ne photographie pas les conflits mais les traces laissées par eux dans le paysage, les bâtiments, les sols, mais aussi sur les gens. Ca m'a vraiment parlé, énormément, j'étais tout chose en sortant.
Un mur entier recouverts de grands tirages du desert kowétien après la première guere du golfe, avec des échelles qui vont du gros plan à la vue d'hélicoptère, d'une douille au sol à un cratère laissé par une bombe. C'est vraiment étrange et dérangeant. J'ai envie de dire beau, mais cet adjectif lui a été reproché par la presse justement, de faire du beau sur la guerre. C'est plutôt pour moi un témoignage, mais je ne suis pas elle, ni critique d'art d'ailleurs. Les troncs de palmiers souflés par un explosion m'ont aussi chamboulé, mais ça c'est mon côté paysageophile sans doute. Les sutures de blessés de guerre, c'est un peu trop facile, mais ça met quand même mal à l'aise et c'est le but.
Au rez-de-chaussé on pouvait voir les photos de Robert Franck, un photographe suisse d'après guerre. Deux séries, les Américains, des photos d'américains de toutes classes sociales, noir et blanc bien sur, et ensuite Paris, sur des rues, des vues, des scènes parisiennes. J'ai trouvé ç joli... mais ça m'a laissé froid.
Comme il est interdit de prendre des photos dans cet espace, où jamais je n'exposerai, en sortant j'ai fait une photo idiote, genre jeu de mot visuel.
Retour mercredi soir à la maison, heureusement épargnée par la tempête. A part un mimosa qui penche un peu (le mimosa maudit offert par un ex, qui ne fleurit pas, que limite on y verrait un symbole) et tout le contenu d'un congélo qui a fini à la poubelle, rien à signaler.
16:05 Publié dans Chicky Chicky world tour | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | Tags : gay, hopital salengro, sophie ristelhueber, jackson pollock, robert franck, party à champigny, comme un air de reviens-y




