02 septembre 2009
Fairy tail in intestino
Il était une fois, dans un pays plein de soleil, une jeune entérobactérie qui aimait beaucoup chanter. C'était une bien jolie coccobacille polymorphe commensale Gram -, aux longs cils péritriches blonds quelle aimait faire ondoyer en dansant.
Chanter et danser, c'était sa vie, et tant pis si ses copines bactéries lui disaient sans arrêt "ta gueule, divise toi et excrête", elle, elle chantait, et elle dansait. Car elle était de l'espèce Escherichia coli la petite, de la souche colombienne, et le rôle que lui avait assigné dame nature était de provoquer des coliques, des gastro-enterrites, de bons gros maux de ventre quoi. Mais elle s'en fichait de dame nature, elle ne voulait qu'une chose : devenir une chanteuse de R'n'B ! C'était son destin, et elle le sentait exceptionnel !
Mais c'est difficile de réussir le casting de la Nouvelle Star quand on est une bactérie. Et je ne vous parle pas de celui de la Star Ac... même si une fois elle avait réussi à s'introduire sur le plateau et à déclencher une bonne chiasse générale... elle avait frôlé la gloire, touché du doigt, enfin de l'exopolymère poly-saccharidique, le succès... mais finalement aucun membre du jury ne l'avait remarqué. Elle y croyait cependant, un jour, elle réussirait et toutes ses copines et même des millions d'inconnus téléchargeraient illégalement ses chansons. C'était sa destinée je vous dis !
Un beau jour, au hasard d'une contamination foecale, alors qu'elle passait d'un rectum assez quelconque à des doigts mal lavés , puis à une rondelle de mortadelle sur un buffet, puis de cette rondelle à une bouche pulpeuse, un peu à l'aveugle, elle aboutit par un heureux hasard dans le tube digestif de Mariah Carrey ! Wouah le bol !
Elle la reconnut tout de suite. Elle adorait Mariah Carrey !!! Elle n'en croyait pas ses ocelles de tant de bonheur, enfin la chance tournait, enfin elle allait pouvoir percer, et percer autre chose qu'une cellule épithéliale de gros intestin !
Elle chemina donc lestement dans l'organisme de Mariah, découvrant de l'intérieur son idôle de toujours, s'émerveillant d'un si beau duodenum, de la grace de ce foie, de la force de ce diaphragme, de la perfection de ce périné, mais tout cela n'était rien en comparaison de ce qu'elle découvrit tout en bas...
Oui, en bas, le colon de Mariah, l'endroit préféré de notre petite entérobactérie, était constellé de paillettes !!! Roses !!!
Jamais elle n'avait vu une endroit aussi formidablement beau, un endroit aussi fait pour elle, un écrin enfin digne de son talent, de son ambition. Un colon tapissé de paillettes quoi !!! Encore plus beau qu'un magasin Jenyfer !!!
Alors elle se mit à chanter, à danser, à tout donner. Les polynucléaires éosinophiles avaient beau larguer des tonnes d'enzymes sur elle, ils ne réussissaient qu'à légèrement abimer son enveloppe par endroit, et elle elle trouvait ça sexy en diable, cette enveloppe un peu déchirée.
Elle chantait, elle dansait, elle s'agripait aux parois, elle se cambrait, elle faisait un peu sa pupute et elle commença à avoir un sacré succès local. Les autres bactéries présentes dans l'intestin de Mariah étaient habituées à la grande musique et au shobizness, c'était des bactéries branchouilles quoi. Autour d'elle, elles se mirent à danser aussi, à s'éclater carrément quoi, à bouger leur matériel cellulaire et leur protoplasme comme à Mayami !!!
Notre bactérie n'avait jamais été aussi heureuse de sa vie ! Enfin la reconnaissance, enfin l'amour, enfin son talent explosait, c'était la fête du slip dans le cucul à Mariah !!!
Malheureusement, vu de l'extérieur, ou plutôt du point de vue de Mariah, les choses étaient moins agréables. Au début un simple mal de bide, mis sur le compte d'un petit excès de charcuterie, elle en mangeait si souvent. Mais maintenant, c'est que ça commençait à devenir gênant, voir un peu emmerdant. La pauvre Mariah ne dormait plus, elle devait se relever discrètement la nuit pour aller aux toilettes, sans faire de bruit pour ne pas réveiller le man of her life qui ronflait comme un sonneur mais qui était si beau, et qui jamais n'aurait pu croire qu'une diva de cette stature puisse laisser échaper un vent sous la couette ou laisser une trace de pneu dans les draps de soie. Pourtant c'est vrai, même une grande diva peut faire caca mou ,parfois. Mais non, il n'aurait pas compris, il n'aurait pas supporté, elle devait rester un mystère...
Et puis avec ce genre de désordres, Mariah ne pouvait plus mettre de robes mini mini ras le chouchou de peur d'un accident, et ça, elle ne pouvait le supporter plus longtemps. Plutôt mourir que de devoir mettre un jogging !
Alors Mariah alla voir le docteur du ventre. Cette diarrhée intrigua le docteur... il n'avait jamais entendu des bruits intetsinaux comme ceux qu'il entendait là. On aurait dit des miaulements... des cris de chatons... il décida illico de faire une coproculture pour étudier le phénomène. Peut-être le prix nobel de médecine se cachait-il dans les selles de Mariah et il ne pouvait passer à côté de ça.
Emportée par l'enthousiasme de son succès naissant, la petite bactérie ne se méfia pas et hop, au détour d'une grosse poussée, elle se retrouva piégée dans une coupelle, puis mise en culture dans une vulgaire boîte de petri, sous un éclairage au néon. Certes elle était bien nourrie, il faisait chaud, et humide, mais cela restait une cage dorée loin du colon de Mariah, loin de son Ibiza personnel, loin de sa gloire passée.
L'horreur ! La panique ! Le nervous breakdown n'était pas loin !
Elle tenta alors par tous les moyens de s'échapper, se contorsionnant pour tenter de fuir, s'étirant au maximum, se repliant sur elle même, vibrant des cils ou des mitochondries... mais rien n'y faisait, elle était piégée. Sous les néons ! Sans les paillettes ! Sans son public !
En l'étudiant de près, le docteur prescrit à Mariah un traitement adapté, qui fit son effet rapidement. Mariah pouvait alors se rendormir à côté de son bien aimé bucheron sans craindre de fuite ou de pet intempestif. Elle resterait à ses yeux le princesse sans transit qu'il aimait.
Dans sa boîte, la petite bactérie déchue décida d'en finir, de se laisser mourir, d'abréger son calvaire. Sans public, à quoi bon subsister ou perpétuer sa souche. Elle se jeta dans le vide (ce qui, au fond d'une boîte de petri, n'est pas chose aisée).
De son histoire Hollywood fit un film. Un tout petit film, une courte comédie musicale, car sa vie fut courte, mais si intense. Une vie pleine de paillettes et de chanson et de contorsions de pupute et de membrane lacéree.
Elle s'appelait Escherichiakira et voici son histoire.
21:16 Publié dans CKBB connait la chanson | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : gay, gastroglamour, mortadelle, entérobactéries, grippe a, rondelle, shakira, she wolf, fairy tail de mon cul
15 juin 2009
Je crois bien que j'ai la grippe A
Oui, je ne vois que ça, vu l'état dans lequel je suis. Allez, plaignez moi un petit peu, j'ai passé une sale journée, j'ai dormi quatre heures en pointillé, j'ai failli m'évanouir en réunion ce matin. Je suis très très malade !!!
Bon je crois que je survivrai et de toute façon je suis là parce que Isidora Trou la parturiante m'a tagué.
Le principe du jeu : publiez la sixième photo de votre dernier répertoire photo de votre ordinateur à vous.
Bon alors bien évidemment j'ai du tricher, la photo correspondant aux critères ci-dessus étant celle de la larve de triton-salamandre de la note d'hier. Pas de redite ici !!! Que du nouveau !!! Que de l'inédit !!! Pas de resucée !!!
Alors j'ai juste pris mon AVANT-dernier répertoire et voilà quoi
Une des plus belles photos que j'ai faite du mariage de mes amis Cécile et Adrien.
C'était samedi dernier. Il a fait 34°C. Festival de rillettes sous les bras et de fronts qui brillent.
J'ai une excuse pour ce cadrage original, mais non prémédité : j'ai été repoussé loin de la sortie de l'église par la horde de cheveux gris et/ou choucroutés qu'on voit là. Alors photo à l'aveugle, bras tendu vers le ciel, shoot-shoot !!!
Bon et bien ceci n'ayant aucun intérêt, je passe le témoin à d'autres :
- Spicynico la feignasse à intertices
- Bruno la moitié de B&B
- Hot Dogme qui agonise, sinon je fais une ligne de culs
- Fredot de Rightsaidfred, qui va sans doute nous montrer une photo de Nouba
- Denis le gay laboureur, qui en fait des tonnes de photos et aura le droit de tricher.
Comme tous les autres d'ailleurs...
20:46 Publié dans J'ai bien du malheur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, grippe a, porcine, mexicaine, h1n1, grippe du poulet serait plus adapté, isidora trou m'a taguer




