14 juillet 2009

Les Fayolettes sont immortelles

Ce week-end, c'était la fête du bois à Lachapelle-Montbrandeix, un charmant petit trou perdu du sud-ouest village haut-viennois près de chez moi. Une bonne fête de village à laquelle je suis allé faire un tour pour échapper aux vociférations paternelles devant le tour, de France celui-là.

Y avait une ambiance de folie autour du concours de tronçonnage.

 

Le gagnant a tronçonné 21 rondelles de bois en deux minutes ! 21 RONDELLES !!!! RONDELLES RONDELLES RONDELLES (spéciale dédicace).

J'ai loupé le concours du plus beau champignon géant sculpté à la tronçonneuse, je regrette vraiment...

Un stand m'a laissé un peu perplexe...

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Je voulais mieux cadrer, mais la dame s'est aperçu que je la prenais en photo et j'ai eu peur qu'elle m'y cloue, au pilori.

Un peu plus loin, on pouvait observer une très jolie collection de plugs artisanaux faits au tour à bois, de très belle facture. Vendus avec un petit pot de cire d'abeille.

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Attention, le modèle non écorcé à la base est à réserver aux utilisateurs les plus téméraires.

Mais tout ceci n'est rien à côté du spectacle chorégraphique offert par les Fayolettes, la légendaire troupe de majorettes locales et leur neurone surnuméraire. Attention, c'est fort en émotion, je vous aurais prévenus.

Elle se donne à fond Brigitte. Je dis Brigitte parce qu'elle a une tête de Brigitte je trouve. Bien trop âgée pour être une Cynthia... Non, je vote pour Brigitte.

Brigitte, elle est Fayolette depuis toujours. Quand j'étais petit, j'allais tous les ans à la frairie fleurie d'Oradour-sur-Vayres, village natal des Fayolettes (dont le siège est situé dans la rue Louis de Funès, ça ne s'invente pas). On sortait des chaises devant la maison de ma grand-mère, et on regardait passer le corso fleuri pendant une heure.Avec entre les chars, qui d'une troupe de majorettes, qui d'une banda endiablée, qui de la fanfare des gueules sèches. Ah c'était varié le corso fleuri à Oradour, chaque année une joie renouvelée.

Et bien quand j'avais 8 ou 10 ans, Brigitte était déjà dans la troupe. Ah elle défilait fièrement avec ses copines, au son de la musique de Midnight Express. C'était leur tube officiel aux Fayolettes, pour défiler avec leurs bottes blanches, leurs jupettes violettes et leurs batons virevoltants. Plus ou moins bien ratrapés les bâtons, ma soeur s'en est pris un dans la figure quand elle avait 5 ans. a aurait pu faire naître une vocation, mais non... jamais ma soeur ne fut majorette ailleurs que dans notre jardin, quand je faisais disc jockey sur mon tourne disque, mixant Karen Chéryl ou Barbara (j'étais un peu frustré de pas faire tourner le baton mais c'était un truc de fille il parait, alors je drivais ma soeur et la voisine seulement...).

N'empêche que la première fois que j'ai vu Midnight Express, l'effet dramatique de la musique n'a pas du tout fonctionné. Je m'attendais toujours à voir surgir des Fayolettes dans la prison turque, ça marchait pas du tout du tout...

Bon et bien Véronique Brigitte, qui doit frôler aujourd'hui les 40 balais, est devenue chef des Fayolettes. Sans doute le rêve d'une vie... c'est beau de réaliser ses rêves... parfois... c'est beau d'être une artiste de scène, sans peur du ridicule. Les Fayolettes sont malheureusement sur le déclin, on est loin de la grande époque, de la troupe de plus de 30 têtes de bétails jeunes filles en fleurs de mes 10 ans.

Un petit clin d'oeil d'encouragement à la petite fille bonbonisée en lamé jaune qu'on voit au début, et qui semble se demander ce qu'lle fait là... et au jeune homme dont lintervention chorégraphique de fin de show tient tout bonnement du génie Kameloualien.

J'ai bien ri en tout cas ce dimanche après-midi, mais discrètement, parce que l'assistance semblait vraiment apprécier. J'ai même un peu applaudit, elle le méritait quand même, et puis je suis si conformiste.

J'aurais aussi pu filmer l'assistance qui valait son pesant de cacahuètes, mais c'est pas bien de se moquer... et après tout, j'en faisais partie.

07 mai 2008

Le sample qui tua MD

Parfois, quand je suis en voiture, j'écoute sur mon autoriadio à cassettes des radios de jeunes. Ce matin en allant travailler je suis tombé sur ce morceau qui m'a... comment dire... interpelé.

En fait je me suis immédiatement demandé comment allait réagir le plus grand défenseur vivant de Dalida, après Orlando mais lui il le fait pour l'argent, ça n'a rien à voir. 

 
Ne vous inquiétez pas si l'image ne bouge pas, c'est normal. Il n'y a visiblement pas de clip disponible... quel dommage !
 
Bon mais le top du top de ce que l'on peut entendre en ce moment sur cette radio très fun, à mon avis du moins, c'est Léa Castel et sa "Dernière chance". Je vous mets la version sous-titrée pour pouvoir mieux appréhender le "texte".
 
 
Cette chanson me fait hurler de rire. Pourtant je crois que le but premier est plutôt de faire pleurer dans les chaumières. Il faut dire que les auteurs y ont mis le paquet en empilant un max de clichés : solo de piano, maladie, espoir, trémolos dans la voix, mélange de rap et de arehainebi... Admirez la richesse du vocabulaire, combien le phrasé est calculé pour tomber pile poil sur la musique, combien tout cela est profond et sonne bien à l'oreille... Léa nous raconte une histoire tellement émouvante, avec son pauvre Soprano qui est trop plein de tristesse dans sa voix de rappeur marseillais en colère...

Le clip est à la hauteur : en plus de la voix de petit chanteur à la croix de bois enroué de Léa, on y découvre son regard de bovidé après abatage. Là encore ça y va les clichés... mais on sent comme un petit manque de moyens. L'héroïne seule face à la mer... ah ben non c'était trop cher alors on le fait sur les quais plutôt. Un loft luxueux et design... tiens on va prendre Valérie Damidot comme décoratrice ! On va dire qu'on aura fait comme les américains mais à la française. 
 
Non mais avouez que c'est tordant quand même...
 
Non ? 
 
Quand on pense que c'est en train de cartonner, ça fait plutôt peur en fait...