03 juin 2008

Je vais à Paris

Bon ben tout est un peu dans le titre. Jeudi soir je suis en vacances pour une semaine à ralonge, et vendredi matin je vais à Paris, pour l'évènement culturel de l'année (voir colonne de gauche, l'encadré sur fond rouge, là, regardez bien). Bon pas essentiellement pour ça mais quand même, ça s'annonce comme un évènement majeur de mon séjour.

Qu'est ce que je ne ferais pas pour répandre dans le monde le concept de la crêpe aux rillettes apéritive ? Il y a encore du boulot pour le démocratiser, mais j'y travaille.

C'était peut être l'argument qui manquait pour vous décider à venir au vernissage de ce génial photographe, dans cette géniale boutique... il n'y aura que des gens géniaux de toute façon, forcément vous en serez. 

 

PS : j'ai oublié de dire que si certains de mes lecteurs parisiens ont envie de me rencontrer, y a pas de soucis, je reste toute la semaine ! Faites vous connaitre quoi, soyez pas timides. 

09 avril 2008

Un long week-end de ripailles

Aujourd'hui s'achève un bien agréable week-end.

Déjà parce qu'il s'achève un mercredi, ça s'est agréable. Surtout qu'il avait commencé jeudi dernier.

Ensuite parce que j'ai eu la joie de recevoir des parisiens amis et néanmoins bloggeurs (ils sont devenus l'autre après avoir été connus en tant que l'un) dans mon humble demeure. Ce week-end fut placé sous le triple signe de la gastronomie, de la franche rigolade et du thermoludisme. Et du pushy pushy tour aussi.

Il y aura eu un peu d'architecture, de sport, d'achat de pruneaux fourrés, d'oubli de pruneaux fourrés (certains n'ayant pas de tête), de monuments historiques à caractère religieux, de vase design, de couple homo en difficulté sur un bateau, de livre cadeau, de ballade, d'exposition et aussi beaucoup de soleil et de train pour les pauvres voyageurs du lundi que la SNCF n'a pas gâtés. 

Pour le côté gastronomique, il y eut le filet mignon de porc et sa roquette en tacos de parmesan (et dés de tomates noires coupées par un épicier très doué), les roulés d'escalope au jambon de parme, les charlotines à la fraise et chantilly tagada, le risotto au chorizo, la panacotta sur purée de fraises, les mini pasticcioti creux au milieu qui vomissent à la cuisson (un jour j'y arriverai), et bien sur de la quiche, format mini pour le brunch et le voyage.

J'oubliais à l'apéro des tomates cerises façon pommes d'amour au basilic (un peu râtées), des pruneaux grillés au lard (Agen oblige) et bien entendu, comme promis, des crêpes aux rillettes ! J'adore cuisiner pour mes amis, ça me remonte le moral à bloc. Et puis je vous mets des photos parce que j'aime bien me la péter un peu.

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Bon enfin c'était bien quoi, mais bien entendu trop court. On a même vu Ken, le vrai, le mari de Barbie, en vrai et en maillot de bain. Imaginez trois pédales accoudées au bord de la piscine en train de mater la bête, conscient de ces regards appuyés, roulant du pectoral comme un coq de basse-cour. Miamtout de même.

Voilà, ils sont partis lundi, depuis j'ai lavé des draps, rangé la maison, reçu de nouvelles graines et une commande de plantes donc jardiné un peu, cherché en vain un partenaire sexuel, fait des courses, trop regardé la télé... ma vie normale a repris quoi.

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24 février 2008

Rillette 3000

De nos jours, pas un cocktail, pas un buffet d'entreprise, pas un vernissage, pas une réception chez belle-maman sans qu'on nous serve des macarons ou des petites verrines. Plus c'est coloré, plus hype c'est, ce qui amène à devoir ingurgiter des macarons noirs à l'encre de sèche ou des verrines tarama-roquefort-purée de passion en faisant semblant de trouver ça bon, de peur d'être catalogué de personne étriquée ou étroite d'esprit, voire mal élevée, voire surtout de personne pas trendy du tout.

Et avec ça bien sur, on boit du champagne. Et du cher, même s'il est pas bon, c'est pas grave, tant qu'il est cher tout le monde l'apprécie. Faut que ça pétille, faut du jaune dans les coupes, faut que tout le monde s'écrie "oh" à chaque bouchon qui saute.

Moi je dis : Y en a marre !!! 

Tout ça c'est démodé, has been, totalement ringard, en un mot : CON-VEN-TIO-NNEL !!! (Oh my God c'est un gros mot, j'ai trop la honte je vais mourir !).

Le macaron c'est dix fois trop sucré, le Champagne ça fait roter et ça grille les neuronnes et les deux sont hors de prix. 

Aujourd'hui la tendance (j'oserais dire le top tendance new branchitude) c'est la crêpe aux rillettes. Une bonne galette de sarrazin cuite au beurre, une rillette fine et goûtue, de porc ou d'oie, à l'envie, vous roulez l'une dans l'autre (de préférence la rillette dans le crêpe, l'inverse est un peu compliqué), tranchez en petits tronçons d'environ un centimètre et servez en vrac sur une belle assiette arcopal, mieux encore une planche à découper en bois (mais faites gaffe y a pas de rebords, une crêpe aux rillettes tombée à terre est une crêpe aux rillettes perdue). Des cure-dents pour les plus chochottes délicats, mais c'est tellement mieux avec les doigts. Prévoir des serviettes ou un rouleau de sopalin pour s'essuyer les doigts. 

Oui oui, vous avez bien lu : la pointe de la tendance, c'est la crêpe aux rillettes ! La réunion, la fusion même du Mans et de Gourin !!!

Mais que boire avec une crêpe à la rillettes me direz vous ? On se calme Nadine, ça vient. Spontanément je vous répondrais qu'un vin rouge un peu corsé est idéal. Un Cahors, un Madiran pourquoi pas. C'est bien le Madiran, c'est un vin d'homme ça, ça vous tache bien les dents et puis la plupart des gens ne savent pas que ça existe (c'est donc méga trendy).

Un gourmet de mes amis, séduit par le concept (il en parle déjà partout), m'a amené à penser qu'un Moscato d'Asti pétillant pourrait bien se marrier aussi avec la crêpe aux rillettes. Je soupçonne toutefois une légère manipulation à but lucratif sous-jacinthe... mais je reste ouvert (mais pas béant, attention). Et puis comme ça les indécrotables du Champagne pourront se sevrer doucement... Parce que le Champagne, c'est out. La preuve, tout le monde en boit. Vous n'avez pas honte d'être aussi conformistes ? Ouh les louzeurs !!!

Mes amis, mes lecteurs chéris, je vous le dis : testez la crêpe aux rillettes, vous n'y resisterez pas !!! Et vous serez à la pointe de la tendance, en avance même sur la tendance, et c'est mieux que d'être dedans. Vous pourrez vous la péter en en proposant à vos amis qui forcément sont moins tendance que vous et ne connaisent pas. Si vous leur expliquez d'un ton supérieur que c'est à la pointe de la mode, il se feront tout petits en disant qu'ils en ont déjà mangé chez Ladhurée et vous verrez qu'au prochain dîner chez Marie-Caroline il y a aura de la crêpe aux rillettes à l'apéritif, et qu'en plus elle fera comme si c'était son idée.

En résumé, en conclusion, comme disait Françoise, les crêpes aux rillettes, les essayer, c'est les adopter. Et ça coûte moins cher qu'un enfant du Malawi. 

 

MISE A JOUR DU 25 février, 09h40 : emporté par mon enthousiasme crêporilletesque, j'ai crée un groupe "La crêpe aux rillettes, c'est chouette !" sur Facebook. Il compte déjà six adeptes qui savent ce qu'être tendance veut dire, eux. Pour ne pas rester en reste, cliquer ICI. Enfin vous faites comme vous voulez hein...