28 mars 2008
Gravure et bigoudis
Quand ma copine MP m'a proposé d'aller ce soir à un vernissage organisé dans le Gers par Jeanine, la coiffeuse de sa collègue de bureau, j'avoue que j'ai cru à un canular. Mais non, sa proposition était sérieuse. Comme je suis curieux, j'ai accepté. J'avoue aussi que comme je sèche un peu niveau sujet pour ce blog, je me suis dit "voilà un bon moment de poilade en perspective que je vais pouvoir raconter".
Et bien finalement, j'ai effectivement été surpris, mais dans le bon sens.
D'abord par le lieu. Le salon de coiffure est loin d'être conventionnel. Une maison de ville sur plusieurs étages, gardée "dans son jus", plusieurs pièces dont au final seulement deux sont dédiées à l'art capilaire. Cette coiffeuse gersoise passionnée de culture organise en permanence des expositions dans cet espace. Ou plutôt elle met à disposition son salon de coiffure. Toutes les six semaines un nouvel artiste, toutes les six semaines un nouveau vernissage organisé par l'artiste lui même qui choisit l'ambiance qu'il veut donner à la petite sauterie.
Ce soir, c'était Charlotte Massip qui recevait. Son truc à elle c'est la gravure sur cuivre, les corps écorchés, monochromes ou retouchés d'aquarelle et j'avoue que j'ai pas mal accroché sur certaines de ses oeuvres. Elle nous a accueilli son bébé de huit jour collé au sein gauche, le plus naturellement du monde. La maternité est très présente dans les oeuvres visibles ce soir, en plus des entrailles et autres organes, déplacés, customisés, fantasmés...
Giga, un de ses amis, avait préparé des petites mises en bouches carrément délicieuses : tomates d'amour au caramel de basilic, boules de pastèque au parmesan et vinaigre balsamique, soupe de fèves fraîches au crousitllant de parmesan, petite cuillère de chantilly de foie gras et langoustines... Art et cuisine, tout ce que j'aime (même si j'ai noté l'absence totale de crêpe aux rillettes). A la bonne franquette, du vin en cubi, des gens de tous âges, de tous milieux.
Donc au final je ne me moquerai pas de cette soirée, je vais être positif même, je vais être carrément okay en disant que j'ai passé une excellente soirée. Comme quoi même au fin fond de la cambrouze on sait se cultiver.
Et puis j'ai trouvé Jérôme le petit coiffeur très sympatique aussi...
23:31 Publié dans Etonnant non ? | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : gay, gravure, charlotte massip, coiffure, art, deux notions pas forcément antinomiques




