20 octobre 2007
Il faudrait...
... que je m'y mette un peu quand même. Ben oui, ça fait des jours que j'ai rien écrit sur ce blog, ça craint. En même temps j'ai tellement de truc plus intéressants à faire...
Donc ne vous inquiétez-pas, tout va bien et je raconterai tout (ou presque) dès mon retour : mes soucis intestinaux, mes rencontres, mes achats, mes soirées, mes visites, tout tout tout (ou presque).
See you later ! (c'est tellement parisienne de parler anglais)
14:30 Publié dans j'ai aussi du bonheur des fois | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, blabla de garçon, feignasse, encore et toujours
23 septembre 2007
Dimanche soir
J'ai passe ce week-end chez mes parents. Je ne vais plus tres souvent chez mes parents depuis quelques annees. Ca n'a pas ete une decision prise un jour, ca c'est juste fait comme ca. Maintenant j'ai un chez moi a moi, donc ca occupe, et puis je dois avouer que ne pas voir mes parents ne me manque pas. Avec le temps, je me rends compte que je ne "suis pas tres famille" comme on dit. Et puis qu'est ce qu'on s'emmerde chez eux.
C'est comme pour ma soeur. Je l'aime beaucoup, on a ete proche, on a meme vecu longtemps tous les deux. Mais maintenant qu'elle a deux enfants, qu'elle vit a Lille, non seulement on ne se voit pas souvent, mais en plus je ne ressens pas le besoin imperieux de lui parler. Je prends des nouvelles de temps en temps, elle aussi, on s'appelle mais j'avoue que je supporte de moins en moins les conversations interrompues de "Hugo non ne fait pas ca !" (Hugo c'est son fils), sans parler du fait qu'on passe systematiquement le combine au petit Hugo pour parler a Tonton Tred... on dirait un sketch de Florence Foresti. Je lui parle de ma vie, elle repond a ses enfants... ca me soule. Ca et ses histoires d'instit qui ne m'interessent pas le moins du monde. Alors j'appelle de moins en moins.
Pareil pour mon cousin, dont le fils est mon filleul. Je n'appelle pas assez son gout et je ne vais jamais le voir. Je me prends regulierement des reflexions a ce sujet, par lui, par son pere, mon oncle. Comment leur dire que l'idee de passer un week-end avec un couple plan-plan et trois enfants ne m'enchante pas plus que ca, et ca sans les vexer. Parce que je n'aime pas vexer les gens. Je ne sais pas exactement si c'est reellement pour ne pas leur faire de mal, ou plutot parce que je deteste que quiconque ait une mauvaise opinion de moi. Delicatesse ou narcissisme, je n'en sais rien. Surement un peu des deux.
J'ai aussi vu ma grand-mere, qui tient plutot bien le choc depuis la mort de mon grand-pere cet ete. Enfin elle m'a fait rire quand elle m'a dit qu'elle s'emmerdait un peu... je ne lui connaissais pas ce vocabulaire. Et puis elle me dit toujours "tu as maigri non ? En tout cas tu es bien comme ca." C'est con mais ca me fait du bien, vu que mes parents en general, me disent d'arreter de fumer et me demande ou j'en suis de mon poids parce que j'ai l'air d'avoir repris. Je suis reparti de chez elle avec deux tartes, une aux pommes, l'autre aux poires, parce qu'elle ne savait pas ce que je preferais, des oeufs, des poires du jardin... une bonne vraie mamie quoi.
Mais mes parents ne sont pas des monstres quand meme, j'en dresse un portrait bien peu flatteur. Ce sont des gens honnetes, qui m'aiment, ca je le sais bien. C'est juste que la pudeur dans cette famille est parfois pesante. On n'exprime pas les sentiments par la parole et j'avoue que j'en ai toujours eu deseperement besoin. Je ne suis pas non plus tout blanc dans l'affaire. Bientot trente trois ans (dans 8 jours exactement) et je ne leur ai pas encore avoue mon homosexualite. Forcement, y a comme un gros non-dit qui bloque... je le sais... mais je n'y arrive pas. Je me demande ce que ca changerait. De toute facon, je ne leur parlerais pas plus de ma vie, je n'en ai pas pris l'habitude, je ne pense pas que ca vienne un jour comme ca tout d'un coup. Et puis quand j'essaie, cette manie de ne pas m'ecouter, de parler d'autre chose... ca me coupe tout. Alors je baisse les bras et je continue comme si de rien n'etait. Ils ne sont sans doute pas dupes... j'en sais rien en fait.
En fait je crois que je leur en veux. Je leur en veux de ne pas m'entendre quand je parle, de ne pas etre capable de voir que je ne vais pas super bien en ce moment, de ne toujours pas savoir en quoi consiste mon travail apres sept ans d'explications quasi chaque fois que nous nous voyons. Je leur en veux d'avoir fait de moi un garcon trop pudique pour dire je t'aime quand il en ressent le besoin, meme a ses amis. Je leur en veux, meme si je sais qu'ils ne sont responsables que d'une partie de ce que je suis. Ayant quitte tot le cocon familial, je me suis construit sans eux sur bien des points. Mais j'ai toujours ete le bon fils, serieux, responsable, faisant ce qu'on attend de lui, etant ce qu'on attend qu'il soit... pas de crise d'adolescence, pas de grosse rebellion, pas de clash, pas de cris, pas d'affrontement. Beaucoup de crainte, surtout vis a vis de mon pere d'ailleurs dont j'ai toujours eu peur. De la pitie parfois pour ma mere, trop gentille, etouffee par ce mari colerique et egoiste. Peut etre de la colere envers elle, de se laisser faire sans trop rien dire. Et pourtant je fais pareil, je laisse couler pour eviter le conflit, attitude que je reproduis dans tellement de situations. Et la c'est a moi que j'en veux...
Bon je sais pas vous, mais moi j'aime pas trop les dimanche soir... surtout qu'en trois heures de route, on a le temps de bien cogiter... Ca va sans doute vous barber severement mais ca me fait du bien de l'ecrire et comme c'est mon blog je fais ce que je veux, non mais oh !!!
Ca ira mieux demain de toute facon, je fais un tres mauvais deprime.
22:45 Publié dans J'ai bien du malheur | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : gay, blabla de garcon, esprit de famille, connard d'oedipe



