26 juillet 2009
Michael, Farrah, attendez-là !
Voilà, c'est fini.
Quatre ans de relations, plus ou moins occasionnelles, parfois tumultueuses, parfois simple et sans soucis.
Une relation qui parfois m'apporta beaucoup de satisfaction, et parfois me fit sortir de mes gonds.
On peut dire que je l'ai aimé oui, mais aussi souvent détesté, haï même, à en hurler de rage.
C'est long quatre ans, mais pourtant c'est si court.
Cette fois c'est bien fini.
Plus jamais je ne ressentirai ses grands coups de percussion.
Décédé.
J'ai presque pleuré, je l'avoue. Ces derniers temps nous étions devenus presque inséparables il faut dire.
Je ne sais pas comment je vais faire.
Je ne sais pas comment je vais surmonter ça.
Ma perceuse est morte.
Comme ça, sans prévenir.
Avec une grosse mèche à béton dans la gueule. La plus grosse du coffret, la douze je crois.
Elle a soudain cédé devant le plafond en briquettes pas vraiment dures. Elle n'a pas pu finir l'ouverture de la bouche d'aération.
Une petite hésitation, un faux contact, et puis plus rien, c'était fini.
Je prendrais soin de ceux qu'elle laisse derrière elle.
Mes pensées accompagnent tous ses orphelins.
Ses dix forets à bois, dont cinq sont pétés.
Ses dix forets à béton, dont seulement cinq sont d'origine.
Ses dix forets à métal totalement merdiques, dont il ne reste pas grand chose.
Ses trente-trois embouts visseurs, qui m'auraient permis d'assembler un meuble en kit livré avec des vis aux normes ouzbèques je pense...
Tous ses petits accessoires pour meuler, poncer le métal, forer le bois, sa poignée amovible, sa petite réglette pour ajuster la profondeur, encore vierge parce que j'ai jamais su m'en servir.

Rest in peace Percy !
Oui je l'appelais Percy (prononcez "Peurssi", j'aime les prénoms américains, c'est la classe).
Non en fait j'invente là, mais ça augmente l'effet dramatique de lui donner un prénom.
Par contre le hérisson de mon jardin s'appelle bien Charles Hernu, lui.



