19 février 2011

Golem

Je suis dans un salon, une sorte d'exposition professionnelle. En fait il s'agit d'un casting géant, sans doute pour un télécrochet. Les jurys sont dans des petits boxes recyclés d'un précédent salon. Je regarde un candidat se démener en interprétant une chanson de Daniel Guichard, sans vraiment chanter, en oubliant les paroles, devant deux juges ressemblant à des travailleurs sociaux. Lui a la cinquantaine, un look de commercial, ou d'agent immobilier ringard... je m'en vais.

Dans le même espace se tient un salon d'antiquaires. Rien d'intéressant, trop cher, trop moche.

Je me retrouve dehors, sur un parking, le sol est en terre, je suis en pyjama, peignoir, chaussons aux pieds. Il y a du monde, des familles se promènent, nous sommes au bord d'un fleuve.

Je marche quelques minutes, croise une voisine de mes parents qui fait du camping. Elle a rajeunit de 30 ans, elle est jeune et svelte, comme la mère de cet ami d'enfance qui promène un enfant dans une poussete. Puis j'aperçois un ami, dans son lit, sur une plateforme flottante amarée à la rive. Je le connais, il me connait, mais il n'est pas quelqu'un que je connais vraiment en fait. Je le rejoins dans son lit, il détache les amarres et nous faisons la sieste, à bonne distance du bord. Je le caresse, mais il me dit qu'il préfère que nous restions amis. Je tire la corde pour regagner la rive et je m'en vais. Il s'excuse. Je me sens triste, je rentre chez moi.

Je suis en voiture, sur une voie rapide, je prends une bretelle de sortie, une double bretelle où je ne dois pas me tromper de file, sinon, selon les panneaux indicateurs, je vais en Tunisie plutôt que chez moi. Grand virage, j'ai pris la bonne bretelle, mais voilà que devant moi, deux énormes têtes de gorilles roulent à la même vitesse que moi. Elles ont la taille de ma voiture, elles me regardent et me sourient, tout en roulant, en prenant ce virage qui me conduit à la maison. Je me rends compte qu'il s'agit d'une publicité pour la sortie d'un film. Un film de super-héros, une grosse sortie, les affiches sont partout. Des voitures publicitaires en forme de tête de gorille de la planète des singes.

Je suis dans un couloir, puis dans un escalier en colimaçon, dans ce qui semble être mon immeuble. J'arrive chez moi et pourtant je descends l'escalier. C'est là que je le vois. Une montagne, en pagne, tout droit sorti d'un comic book. Il est très musclé, avec des tatouages sur le dessus des épaules, très géométriques, comme des sortes de rectangles, de chevrons. Il n'a pas de cheveux et la peau entre orange et marron. Une sorte de super-héros indien, il est clairement artificiel, comme une poupée mannequin grandeur nature, mais vivante. Je le trouve beau immédiatement.

Il me salue, je le salue, et nous nous sourions. Je remarque l'énorme bosse sous son pagne, le lui fait remarquer, et il rit en me disant qu'il a été conçu comme ça. Il soulève alors mon pagne en me montrant que c'est bien une bosse, et rien d'autre. Pas de pénis, pas de testicules, juste un gros paquet arrondi. Il me fait toucher. C'est souple, c'est chaud. La texture de l'indien est étrange, à la fois caoutchouteuse, artificielle, et en même temps formidablement naturelle, chaude, sensuelle. C'est ce que je me dis, sans lui dire : il est très sensuel... sexuel aussi. Je me sens excité.

Je lui demande qui il est. Il me répond qu'il est un personnage de comics. Je lui dis que je ne l'ai jamais vu. Il me dit qu'il apparaît dans pas mal d'albums, et me propose de me montrer, car il en a une énorme collection dans sa cave.

Je le suis. Sa cave est étonnamment lumineuse, pour une cave. Il s'accroupit et ouvre une caisse en bois remplie de comics. Il cherche des images de lui. Je me penche sur son épaule. Elle est ronde, vraiment joliment musclée, il dégage une douche chaleur, il a la peau douce, plus du tout artificielle, il a l'air si fort et si tendre à la fois. J'appuie mon menton sur son épaule, je suis excité, il me sourit, il me parle et me montre son personage. Je l'écoute à moitié, j'ai envie de lui, tout en me demandant comment faire du sexe avec lui, qui n'en a pas... en a t-il seulement envie ?

Alors je me réveille, avec une grosse érection, il est 7 heures à mon réveil. Je commence aussitôt à imaginer comment ce rêve peut-être interprété, ce qui m'empêche de me rendormir...

Commentaires

Les vrais super-héros, ils ont pas de tatouages parce que c'est trop compliqué à dessiner.
La cave, c'est un symbole sexuel selon Freud.

Écrit par : Plouf | 21 février 2011

Moi aussi j'ai fait des rêves débiles quand j'ai arrêté de fumer (mais là je dois avouer que tu places la barre très haut)

Écrit par : bruno | 22 février 2011

Nan, les vrais super-héros ont un slip *dessus* leurs collants.

Écrit par : mich | 22 février 2011

Oh c'est cool, j'ai encore trois lecteurs !!!

Écrit par : Chickenbaby | 22 février 2011

Figure-toi que moi aussi je te lis à nouveau parce que ça refonctionne.
Bah moi j'ai rêvé de navettes marseillaises.

Écrit par : spicynico | 24 février 2011

Sinon, on n'a pas la marque de la voiture...

Écrit par : Churchill | 27 février 2011

Et tout ça dans un seul rêve ! Impressionné, sisi...
Bonnes nuits pour celles qui viennent pour la suite de l'histoire qui sait

Écrit par : JLuc | 12 mai 2011

N’ayant pu, malgré mes démarches en ce sens, faire valoir mes droits en justice - j’ai en effet contacté des responsables, des institutions et personne n’a pour l’instant voulu m’apporter son soutien, pourtant nécessaire. Cela a eu toutefois le mérite de faire passer un petit peu mon témoignage - j’ai donc décidé de faire un scandale, le plus énorme possible et c’est pourquoi je fais circuler l’adresse de deux blogs que, pour l’instant, j’ai pu publier à la suite de ces démarches infructueuses, dans l’espoir qu’à force de tapage, cela suscite suffisamment d’interrogations de la part des gens pour que je puisse enfin voir les faits que je relate au moins examinés par la justice et être entendue. C’est tout ce que je demande.

http://blog-etc-temoignage?.blogspot.com/
http://swaplitteraire-nina?.blogspot.com/

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Écrit par : nina | 16 août 2011

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