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19 novembre 2010

Moi et Sophie Calle

Je viens de passer quelques jours à Paris, d'y faire le plein d'expos, dont je suis tellement en manque le reste de l'année, dans mon "trou perdu du sud-ouest", comme disait l'autre...

Arman, Basquiat, Larry Clark, Marcel Didier, de la photo, Fresh Hell (j'avais une invit') et surtout Sophie Calle, pour "Rachel, Monique", dans la friche du Palais de Tokyo.

 

Affiche-Sophie-Calle-Rachel-Monique.jpg

Je connaissais assez peu le travail de Sophie Calle. J'en avais une idée assez nébuleuse, pour ne pas dire fumeuse, et surtout, par une sorte d'autopréservation qui m'est propre, parce que mon ex l'aimait beaucoup et que j'avais vu ses livres chez lui, je m'interdisais de m'y intéresser. Cette page étant tournée, je suis donc allé voir Rachel, Monique comme vierge. Même si... mais bon.

 

Sophie Calle a crée une installation dans la friche du Palais de Tokyo donc, ces sous-sols en travaux, 9000 m2 de chantier, de gravas, de murs cassés, de plafonds arrachés, de poussière et de barrières métalliques. Rien que ce genre d'endroit, ça m'excite.

Elle y "parle" de sa mère, de la mort de sa mère, Rachel devenue Monique et mariée de nombreuses fois. Sophie Calle met en scène sa propre vie, comme d'hab. Certains crient "foutaise", certains sont choqués de son impudeur, certains encensent avec plein de mots et de concepts compliqués, de ceux qui font détester l'art contemporain aux néophytes, typiquement.

Moi, je l'ai juste pris en pleine gueule cette expo. Sans identification particulière (j'ai encore deux parents bien vivants et nous n'avons pas le genre de relation qu'entretenaient Sophie et sa mère, sans parler du fait que je ne suis pas un artiste contemporain). C'est monté graduellement... d'abord surpris par le mot SOUCI décliné en différents formats, surfaces, matières. Puis cette girafe empaillée, qu'on voit de loin... mais tout se tient, tout est cohérent, Sophie explique, simplement, elle raconte sa mère, la mort de sa mère, les quelques mois avant, l'après, et tout se tient.

La vidéo de sa mère agonisant, le dernier souffle capturé, bien qu'imperceptible, vous prend aux tripes. Comble de l'impudeur me direz-vous. Pourtant, quand elle a posé sa caméra au pied du lit, sa mère s'est exclamée "ENFIN !", trop contente que Sophie parle enfin d'elle dans son travail.

Le récit du voyage à Lourdes, en texte et images, les ex-votos, cette girafe prénomée Monique, qui la regarde de haut avec son air triste, ça m'a vraiment touché, ému. Le voyage au pôle aussi.

C'était mon coup de coeur du séjour.

Le reste du séjour, c'était amis, bonne bouffe, du vin rouge, des souris fantômes, une lampe dynamo-animo introuvable, les affreuses polaires mexicaines d'Uniculo, la très jolie veste à capuche pied-de-coq Uniculo, tout de même, les jardins du quai de la Seine, Chevilly-Larue, une photo cadeau mieux vaut tard que jamais, beaucoup de PADC, des amis vus, des rencontres qui ne se sont pas faites, d'autres imprévues, des crêpes, aux rillettes ou pas, des petits cadeaux, tout comme j'aime quoi.

Commentaires

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Écrit par : spicynico | 19 novembre 2010

uniculo uniculo...tu le prononce à l'asiatique...c'est bien

Tu n'as donc jamais été dans le lit de Sophie Calle?

Écrit par : golightlyculo | 19 novembre 2010

Je suis un peu jeune, pour avoir été dans son lit... non ?

Écrit par : Chickenbaby | 19 novembre 2010

C'était pour une nuit blanche je crois...elle recevait in the bed

Écrit par : golightly | 20 novembre 2010

Bon et je fais comment pour écrire un commentaire bête sur un billet pareil ?

Écrit par : Arnaud | 20 novembre 2010

J'ai hâte de voir ce que fera la fille de Monique Ranou pour son agonie. Un happening avec du jambon ?

Écrit par : Bruno | 21 novembre 2010

Golightly : ah oui c'est vrai qu'elle l'a refait
Arnaud : pense à Salvatore, le caissier d'uniculo :o)
Bruno : c'est marrant, à l'étage au dessus, y avait des photos de stars avec charcuterie justement !

Écrit par : Chickenbaby | 21 novembre 2010

Non, il s'appelait Massimo. Et on n'a pas vu sa uniculotte...

Écrit par : Arnaud | 21 novembre 2010

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