Parfois, quand je suis en voiture, j'écoute sur mon autoriadio à cassettes des radios de jeunes. Ce matin en allant travailler je suis tombé sur ce morceau qui m'a... comment dire... interpelé.
En fait je me suis immédiatement demandé comment allait réagir le plus grand défenseur vivant de Dalida, après Orlando mais lui il le fait pour l'argent, ça n'a rien à voir.
Ne vous inquiétez pas si l'image ne bouge pas, c'est normal. Il n'y a visiblement pas de clip disponible... quel dommage !
Bon mais le top du top de ce que l'on peut entendre en ce moment sur cette radio très fun, à mon avis du moins, c'est Léa Castel et sa "Dernière chance". Je vous mets la version sous-titrée pour pouvoir mieux appréhender le "texte".
Cette chanson me fait hurler de rire. Pourtant je crois que le but premier est plutôt de faire pleurer dans les chaumières. Il faut dire que les auteurs y ont mis le paquet en empilant un max de clichés : solo de piano, maladie, espoir, trémolos dans la voix, mélange de rap et de arehainebi... Admirez la richesse du vocabulaire, combien le phrasé est calculé pour tomber pile poil sur la musique, combien tout cela est profond et sonne bien à l'oreille... Léa nous raconte une histoire tellement émouvante, avec son pauvre Soprano qui est trop plein de tristesse dans sa voix de rappeur marseillais en colère...
Le clip est à la hauteur : en plus de la voix de petit chanteur à la croix de bois enroué de Léa, on y découvre son regard de bovidé après abatage. Là encore ça y va les clichés... mais on sent comme un petit manque de moyens. L'héroïne seule face à la mer... ah ben non c'était trop cher alors on le fait sur les quais plutôt. Un loft luxueux et design... tiens on va prendre Valérie Damidot comme décoratrice ! On va dire qu'on aura fait comme les américains mais à la française.
Non mais avouez que c'est tordant quand même...
Non ?
Quand on pense que c'est en train de cartonner, ça fait plutôt peur en fait...